démo des maux

La fin est un manque d'appétit

01 septembre 2009

Aie Caille estival

LA GRIPPE HAINE 1

HACHE 1

LA MORT AU BOUT, HEIN !

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16 juin 2009

Aie Caille européen et printanier

I'm so busy that I drink Buzet

La vie l'ennui le vide l'amour

Cuando te canto, obrigado !

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22 mai 2009

PK Dick vs Georges Lucas

K_dick_

Je suis plongé dans la lecture du "Guérisseur de Cathédrales", de Philip Kindred Dick (Galactic Pot-Healer en vo) et à la lecture d'une trentaine de pages ce midi, au restaurant, je me posais la question suivante : Mali Yojez ne serait-elle pas l'inspiratrice principale de Maître Yoda ?

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18 avril 2009

l'agence générale du renouveau

boschA l'heure où l'eugénisme, le clonage et les cellules souches reviennent en force(ps) dans la bouche de nos gouvernants, une brève histoire des temps passés qui trouve semble-t-il un certain écho.

L’agence générale du renouveau

« Décapitez les haches à coups de tête ! ».

Gérald Neveu

            La Terre courait à sa perte, courait si vite que son ombre la suivait avec peine. Le rêve d’un monde meilleur avait pris le dessus sur l’ancien dessein de la planète figée en sa trahison, siècle après siècle raturé. Les choses suivaient péniblement leur cours et comme il ne les menait nulle part, tous les hommes comprirent alors que la vie ne pardonnait rien, n’excusait aucun des crimes perpétrés au long des âges « au nom d’une certaine qualité de l’espèce ».

            La vie est-elle d’appartenir corps et âme à son ennui ? La vie est-elle de croire en l’autre moins qu’en soi-même ? La vie est-elle de se coucher la nuit avec une femme désirable et de se réveiller le matin, une goule lascive allongée à côté de nous, les babines retroussées écumantes de notre sang ? Enfin, la vie est-elle… ou n’est-elle plus ? Simon Delanuit vivait depuis dix ans les heures les plus affreuses de toute son existence, pourtant marquée dès le départ par une tristesse sans nom. Il souffrait d’une espèce rare d’aboulie que son psychothérapeute tentait vainement de combattre en le gavant de cuivre et de magnésium, n’ayant plus aucune appétence pour quoi que ce soit, fatigué de vivre mais continuant à frapper d’anathèmes les délires suicidaires qui l’encourageaient à voix basse. Un soir, perdu dans la lecture d’un quotidien, son regard étriqué d’humain en mal de sensations fortes suivit les lignes d’un article, mot après mot, tel un plongeur en apnée qui n’ose pas lâcher la corde qui doit l’emmener trois, quatre minutes, deux cent mètres plus bas.

            - Avoir vécu cinquante ans en vain pour le simple déplaisir d’être encore là, prisonnier jalonnant jalousement son claim… Cinquante ans, c’est beaucoup trop pour ce qu’il me reste à faire et ce n’est pas assez par rapport à ce que j’ai déjà fait. A vrai dire, je n’ai rien fait que la vie ne m’ait reproché un jour, alors à quoi bon élucubrer l’analyse chimique de l’air que je respire ? Renifler pour mieux vomir ensuite. Pouah ! Quelle vie. Si je n’ai rien tenté de mieux jusqu’à aujourd’hui, demain ne sera guère différent, rien qu’un jour comme tous les autres où rien ne se passe sauf les années. Et donc, pontifia-t-il, il ne me reste que cet ultime remède : la mort, je n’en veux pas… D’ailleurs, je n’y crois pas !

            Le remède dont parlait Simon Delanuit venait juste de lui sauter à la gorge ; en dernière page du journal, une petite annonce jouait des coudes au milieu de ses congénères, aussi disparates qu’inattendues, notamment une initiation complète à la langue énochienne, une semaine de safari-photo dans les pelouses du zoo de Vincennes ou encore une rencontre exceptionnelle avec la femme de votre vie – le monde avait bien changé depuis le vingtième siècle mais on en était toujours à se chercher mutuellement – que vingt mille autres pelés se disputeraient également, brandissant le même journal et la reconnaissant aussi comme la seule, l’unique, l’irremplaçable… Au nez et à la barbe de ses acolytes d’encre et de papier, figurait la sienne, celle dont il n’osait rêver que la nuit, claquemuré dans le sommeil :

            « CHANGEZ DE VIE SANS RIEN CHANGER A VOTRE VIE. DEVENEZ ENFIN QUELQU’UN ! QUELQU’UN D’AUTRE : CELUI QU’IL VOUS TARDE D’ETRE. FAITES-VOUS PLAISIR ! DEMANDEZ CONSEIL ET ASSISTANCE A L’AGENCE GENERALE DU RENOUVEAU ».

            Suivait une adresse dans le vingtième arrondissement.

            Simon Delanuit aspira goulûment une bouffée de tabac puis la recracha, comme il faisait toujours depuis qu’il s’était mis à fumer, à rouler une cigarette après l’autre, ce sixième doigt sans ongle planté là au milieu des cinq autres, se recroquevillant, se ratatinant sur place avant d’être expulsé dans les profondeurs d’un caniveau d’une chiquenaude dédaigneuse…  enflammé (c’est le cas de le dire) à l’idée de greffer un doigt supplémentaire à sa main, un doigt incandescent que ses lèvres faisaient vivre, semblant dévorer sa main petit à petit, dès que la pénombre s’avançait, sa chair blanche comme un linceul qui s’ensevelirait lui-même dans une tombe sans cadavre. A la fin, l’homme ne conservait de ce passage rapide de la vie à la mort qu’une odeur de tabac froid dans la bouche et sur la main, à l’endroit même où s’était tenu et maintenu en vie le temps d’une fumette, d’un ennui passager, ce nouveau doigt sans phalanges, sans artères… une odeur mêlée à sa propre odeur animale, un puissant réactif.

- Ah ! s’il m’était donné de ne plus jamais recracher cette fumée, s’écria Simon pour couper court au silence, de l’ingérer comme la nourriture qu’elle est, de la conserver en moi aussi longtemps que je… ». Il n’alla pas plus loin dans ce soudain déchaînement des forces actives de sa pensée et se retrouva brusquement muet dans sa tête. Peu après, un certain bien-être l’envahit, entoura ses bras potelés autour de sa taille et l’attira à lui, dévorant de baisers mouillés ses lèvres frémissantes. C’est alors, il s’en souvient bien, qu’il catapulta son esprit dans les recoins de sa mémoire. Qu’était-il arrivé… Que lui était-il arrivé depuis son départ de l’agence ? Que lui avait-on fait ?

            Il s’y était rendu deux fois : d’abord pour prendre rendez-vous et ensuite, pour l’opération. La première fois, il avait monté trois étages dans le noir, n’ayant trouvé qu’en haut l’interrupteur puis une secrétaire l’avait fait patienter dans une salle. Il avait feuilleté des magazines insipides et trouvant le temps long, allumé une cigarette qu’il éteignit aussitôt, avisant sur le mur en face « l’interdiction de fumer et de parler » épinglée au-dessous d’une caméra de surveillance. Une demi-heure plus tard, relevant la tête dans un demi-sommeil, plus proche du coma que de la sieste et comme l’horloge résonnait de ses quatre coups, une porte sur sa gauche s’était ouverte brutalement, livrant passage à un homme entre deux âges. Il l’avait suivi dans son bureau, marmonnant entre ses dents les mots qu’il allait bien pouvoir éructer, capables d’expliquer sa venue en ce lieu si particulier. Le docteur l’avait invité à s’asseoir et il avait obtempéré de bonne grâce, gagnant ainsi quelques secondes de répit. Puis l’entretien avait commencé.

            - Monsieur Delanuit, je présume ?

            - Lui-même. Pourquoi avait-il répondu cela, au lieu d’un simple oui en bonne et due forme ?

            - En quoi puis-je vous être utile ?

            - J’ai lu votre annonce dans le journal. L’élève avait bien appris sa leçon et la débita d’un trait, sous l’œil complice du professeur.

            - Ah oui ! L’annonce. Connaissez-vous notre agence ?

            - A vrai dire, je suis avant tout venu ici pour me renseigner.

            - Bien, très bien. Avant tout, vous devez savoir que l’Agence générale du renouveau est reconnue d’utilité publique. La loi 1901, ça vous dit quelque chose ?

- Tout à fait. En fait, il n’en savait rien mais redoutait tellement les autres questions qu’il n’hésita pas à mentir. Et s’il fut un peu surpris par le comportement de l’homme qui ne prit pas la peine de développer plus en avant son exposé, lui tendant simplement plusieurs feuilles de papier, il n’en laissa rien paraître.

            Il signa tous les papiers, sans même les lire et nota le rendez-vous, fixé trois jours plus tard, sur un carnet qui ne quittait jamais sa poche. Entre ces deux dates, Simon ne se souvenait de rien. Il avait du végéter, comme à son habitude ; peut-être était-il sorti voir un film, manger une pizza au coin de la rue, peut-être s’était-il tout simplement couché pour ne se réveiller que trois jours plus tard ? Quoi qu’il ait fait durant ce laps de temps, il était là à l’heure dite, devant la grille, prêt à pénétrer dans le saint des saints, le si mystérieux centre de soins. Dans son souvenir, il y avait beaucoup de couloirs et de portes qu’il avait ouvertes sans rencontrer personne avant de buter dans quelqu’un, une jeune femme avec pour seul vêtement une blouse rouge boutonnée jusqu’au cou. Ils avaient longé ensemble d’autres couloirs, il avait entamé la conversation mais elle s’était tue jusqu’au bout, crachant à la fin ces paroles si polies : « Vous êtes arrivé Monsieur ». A cet instant, la porte s’était ouverte et trois hommes habillés de blouses de chirurgien l’avaient invité à entrer, lui désignant la TABLE, immaculée, offerte à son désir.

            Après, le trou noir lui rabattit le caquet, son cerveau se vida comme une chambre à air crevée et il sombra dans une torpeur toute artificielle. Le premier souvenir était seulement olfactif : une odeur de chloroforme, persistant longtemps après le réveil. Raccompagné ensuite jusqu’à la sortie par deux infirmiers patibulaires, il s’était dirigé d’une allure d’automate vers la bouche de métro qui semblait vouloir l’avaler puis s’était effondré sur son lit.

            Le lendemain, le premier détail qui le frappa devant le miroir était une fine cicatrice sur le front, juste en-dessous de la racine des cheveux, une cicatrice en forme d’étoile sans branches comme une ridicule troisième narine, déjà encroûtée par endroits.

            Dans la salle d’opérations, le docteur Delamort, spécialiste français de la lobotomie, retirait ses gants et son masque.

            - Une opération rondement menée, chers confrères, mais à la limite du paradoxe : Monsieur Delanuit opéré en plein jour ! Il a enfin retrouvé son nom celui-là : on ne s’appelle pas Delanuit pour rien.

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15 avril 2009

Deerhunter

microcastleEn écoute ce mois-ci, Microcastle de Deerhunter dont j'ai déjà beaucoup parlé ici et las. Je ne m'en lasse toujours pas, six mois plus tard. Une dose par semaine, un alcool fort qui enivre sans bourrer.

2009 tambourine déjà à ma porte mais les cendres ne sont pas encore éteintes.

Joyeuses pâques !

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16 mars 2009

Thee More Shallows

En écoute ce mois-ci, Dee Kessler et de sa bande de doux-dingues. The white mask vous secoue les tripes comme un shaker et les autres...

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02 mars 2009

Les 7 visages de la peur - tristesse

plotin

A chaque jour son visage

« Chaque être renferme en lui-même la totalité du monde intelligible.

En conséquence, Tout est partout.

Chacun y est Tout et Tout est chacun... »

Plotin

tristesse, pourquoi t’es si blême, si fade, si indigeste ? incolore comme le verre translucide, le carreau est brisé, la vitre est tombée, peut-être un enfant a-t-il jeté une pierre, exprès, peut-être as-tu frappé la vitre, par désespoir, ou cogné au carreau parce que tu croyais avoir reconnu quelqu’un marchant dans la rue ? regarde-toi plutôt : tu fais peur à voir, tes larmes semblent un torrent en crue, le fleuve boueux de tes souvenirs ne doit pas avoir meilleure mine, t'appellerais-je puceron, morpion... t’appellerais-je seulement ? toute ma vie j’ai rencontré des hommes aux natures diverses, mais tu es bien le premier qui me plonge dans l’incertitude la plus complète, es-tu seulement un homme ? traîtresse est la caresse qui dort nuit après nuit dans ton lit, tu ne fais que t'apitoyer sur toi-même, confessions, génuflexions... alors respire sans hâte et observe les amoureux deux par deux, ils semblent heureux nom de dieu ! la peine sur la balance te crie : réveille-toi, dans la cave de ton âme, une tombe à tes dimensions, et ce boulet aux pieds, qui fait tant de bruit, ces pyjamas de bagnard, éjaculations de vie apeurées dans l'aperception, je veux te dire par là que ta tristesse ne rime à rien, son ciment a fait des combles un hypogée, la joie tonicardiaque, qui réveille même les morts, où est-elle donc partie ? coup de cymbales, corps balancé par-dessus le bastingage, et dans les flots pleins d'écume, c'est ta vie qui fiche le camp et se noie, soigne ton regard, et ce souffle, anémié, tire-bouchonné, prêt à exploser, comme miné de l’intérieur, apprends à l'aimer, il te représente dans ta vie de tous les jours, et le soir quand tu t'endors, tu es tout seul avec lui, si je jouais au portrait chinois avec toi, je te verrais bien en tortue des îles Galapagos, observée de près par un Darwin débile, la flanelle que tu portes est trop légère, et le froid de la vie trop rigoureux, la tristesse est comme un joint à base de chaux, toi aussi, pour empêcher l'édifice de s'écrouler, tu as besoin de consolider ton lendemain qui déchante, mais plonge donc dans la mer qui t'appelle, mais habillé du caleçon de l'espoir, tristesse est là qui passe et qui reste, toi, las, vautour usé par les vols, toi, au monde, peureux tel un guéridon de spirite, "je m'en fiche" n'est pas un patronyme, crève les furoncles, ébroue-toi, secoue-toi sac à puces, le jour demeure et tu t'en vas en nuit, et le sommeil ne t'as même pas dit « bonne nuit, fais de beaux rêves » que tu t'en vas comme tu es venu, retourne plutôt au trou d'où tu viens, si tu t'y sens si bien, en extase, en communion avec ta nature d'homme, car tu crois toujours être un homme, allez ! balaie-moi ces philosophies pithécanthropes, emprunte le râtelier du père, colle-toi un sourire, bestial, animal puisqu'il faut plaire, ta tristesse est la paresse du couard, tu sembles si déterminé à t'exclure du monde, tu sembles si loin de tout, si privé de vie, tu appelles au secours mais d'une voix indistincte, tu n'es rien, homme-autolyse, tu ne vis pas, et tu te laisse à peine vivre, vraiment tu es un triste sire, un innocent vaurien, et tu ne peux plaire qu'absent, alors éprouve-toi, vide-toi vide-ordures, change les batteries de ton âme, mange, fais quelque chose, prend des forces, le peu que tu feras sera énorme, et tu as tout à faire, blasphémer, vilipender, mordre, grogner, aimer, alors n'hésite plus, tu restes un homme, accepte tout ce qui se présente, trace un cercle et inscris-toi dedans, en plein centre, dessine un pentagramme magique qui te permettra de vivre en paix, cultive les narcisses si tel est ton destin, mais si j’ai un conseil à te donner : évacue tout ce qui te pèse, tout ce qui pèse en toi, invente-toi un sourire, la tristesse est la plaie qui hurle au monde : saigne encore, tu n'es pas cautérisé ! tous les pansements du monde suffiront-ils pour endiguer ce flot ? tu dois d’abord t'observer, t'incarner dans la petite plaque de verre placée sous le microscope, il y a un homme en toi qui te brûle la cervelle, toute ta tristesse est vaine à expliquer quoi que ce soit, à accomplir ce pourquoi tu la payes, elle ne suffit plus, car souviens-toi : nous sommes morts, l'équité de la vie a perdu ses sabots et rue dans les brancards, alors lève-toi à l'heure où ton corps en crise, n’en pouvant plus, plein du désir de l’amour, te réclame une identité, et imite-les, ces cons qui vivent ta vie dans leurs appartements trop petits, le sommeil est le singe de la mort, alors tu dois pouvoir, toi aussi, te fabriquer une vie digne de mérite, fais comme eux-tous et tu verras midi en pleine nuit, Noël en été, tu verras tout ce que tu as jamais rêvé de voir, et tu danseras autour de ton corps, et aux alentours le vent ne dira rien : tu pourras l'embrasser, il répondra à ton amour, tristesse est excuse, un "demain plutôt" mal dissimulé, une chanson sans refrain, un visage sans sourire, tu es tout seul mais à tous tu dois fièrement leur crier : je rêve donc je suis, oublie ce qui déchire le cœur, oublie ce qui lancine le corps, oublie ce qui fait mal là où c'est le plus creux, oublie ton âme désespérée, refoule pour souffler, jamais ne doit plus être un mot pour toi, ses syllabes font mal, elles t'empêchent de vivre, ne dis plus jamais "jamais", plutôt mourir, tourner la page, laisse-toi inonder par les flots de la vie, hérésiarque au front lacé de rides, ce n'est pas un frelon qui trotte en ta tête, ce qu'il y a dans ton crâne de maudit, c'est un papier tue-mouches qui déborde, tous les cadavres sont à terre, et ce qui tourne, ce n'est pas un soleil, ni une lune gibbeuse, mais ton cauchemar hurlant à la mort, ses ailes membraneuses claquant dans la nuit, ta tristesse est le clou du spectacle, le clou que le marteau enfonce, alors apprends que l'ennemi est ton meilleur ami, entre l'amour et la haine... tu connais la suite, ta tristesse se jette à ton cou et te vide de ton sang, repousse-la, jette-lui de l'ail en pleine figure, pense au crucifié poitrinaire, respire, lève-toi et marche...

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01 mars 2009

Les 7 visages de la peur - solitude

hope_hodgson

A chaque jour son visage

« Et le silence venait à nouveau,

suivi de la faible vibration de l’éther ;

mais cette voix lointaine ne parlait plus à mon âme »

William Hope Hodgson in « Le pays de la nuit »

solitude, je n'ai besoin de personne, mon génie tutélaire me murmure à l'oreille des promesses d'évasion, la terre tourne d'une façon, mais moi d'une autre, j'ai trop regardé l'homme en face, toujours dans les yeux, et j'ai vu son âme tant de fois, ce qu'il lui restait d'une âme, fichez-moi la paix, il y a trop à dire contre vous, les mots dépassent ma pensée, j'ai besoin de m'isoler avec moi-même, c'est bien assez ! je suis serpent, j'ai déroulé tous mes anneaux, à quoi bon ramper encore et encore ? la nuit est enceinte de moi, elle accouchera à l'aube et mes rejetons ne seront qu'à moitié humains, jusqu'où faut-il aller pour aller contre l'homme ? à tous je crie : mangez vos dents, tout seul je suis encore de trop, Protée-Suicide cligne de l’œil, votre dégoût est mon assiette, mon plat favori, je me nourris de vos restes, je ne mens plus depuis qu'elle a fait irruption dans ma vie, la solitude au sexe humide, vos machines me font peur, vos idées me font peur, vous me faites peur, ce siècle est cassé en deux, bon à rien je suis encore trop bon pour vous, il faut aller vite, le feu s'est déclaré un peu partout, il se propage comme la peste, je vous parle de la solitude et de la colère qui rend les humains dingues, il faut saborder le navire, mais je m'égare car je ne suis attendu nulle part, je ne veux rien faire, je n'ai plus rien à faire, ce n'est pas le papillon que j'envie mais la chrysalide, sa vie fut brève mais fulgurante, que sera la mienne, je m'en fous ! achetez-moi plutôt des chrysanthèmes que je les mette à ma boutonnière, mon visage est une insulte, le noir ma couleur, je vois tout en gris, l'homme est-il né pour être plusieurs, l'homme est-il légion ? vivre avec les autres, c'est vivre contre soi, c'est ne pas vivre, je n'ai pas de souvenir du passé, je n'en veux pas, et le présent dès que nous nous rencontrons me fait un bras d'honneur, je me réveille toujours comme au sortir d'un cauchemar quand mes rêves se projettent dans l'avenir, et à mon réveil je m'aperçois que je ne dormais pas, la vie est bien mal faite, allez savoir pourquoi je suis le seul à le savoir ? si le monde est comme un requin, il y a un poisson que j'abhorre, le rémora, car il vit dans l'ombre du requin, il me ressemble trop, il fait sa vie tout seul et pourtant, et pourtant il ne peut vivre sans l'autre, son maître, son mentor, je vois le monde de moins en mois mais le monde ne se gêne pas pour observer mes moindres faits et gestes, je suis espionné, mes allées et venues intriguent l'esprit, est-ce une marque d'affection ou la haine qui vous pousse à faire ce que vous faites ? la psychologie est vaine à expliquer mon comportement, l'intelligence lui crache à la gueule sa bave de pestiféré, mais quand cela a-t-il donc commencé ? n'allons pas plus vite que la balle qui cherche son ennemi, ne plus entendre les bruits, coucher avec le silence, regarder en face ses pensées, la solitude c’est aussi cela, les heures passent si vite, trop vite, pourquoi les perdre à plusieurs ? je ne verrais le bout du tunnel que si le cadavre accroché à mon bras est emporté par un bolide qui viendrait d'en face, seulement, il y a qu'on s'habitue à rechercher la compagnie des autres, la solitude comme une vérité qui mange la parole toute crue, comme un besoin de faire tout un tas de choses en conscience, mais seul, car à deux, à plusieurs, elles n'ont plus aucun effet, l'homme-caméléon a trop fait parlé de lui, on le croise partout, on ne peut plus faire un pas sans trébucher sur son ombre gigantesque, il y a des vies qui n'en ont que l'apparence, et l'homme n’est-il pas tout simplement un cadavre en sursis ? je ne veux rien avoir à faire avec vous qui n'êtes pas de mon monde, laissez-moi mener mes affaires tout seul, toute notre vie nous nous cherchons des excuses, toute notre vie nous masturbons le phallus du mensonge et quand il parle enfin, nous avons les mains sales, il faut savoir que le nombre est une injure à l'unité, et l'unité une insulte au nombre, dieu s'ennuyait tellement qu'il a inventé l'homme, puis la femme, puis... le temps, Lucifer, je ne sais qui ni quoi, quelqu'un, quelque chose l'a arrêté dans sa course folle contre la vie, celui-ci nous a sauvé des horreurs de celui-là, et pour le ridiculiser un peu plus, l'a crucifié sur un bout de bois, histoire de faire rire les enfants et pleurer les grands, je n'ai aucune confiance dans la race humaine, je n'aime pas les espèces volages qui vivent uniquement par peur de la mort, la vie est trop sacrée pour qu'on la dilapide sans raisons, oui ! cette race dont nous nous réclamons, elle est venue, elle a déjà disparu, elle est revenue, elle disparaîtra encore, ainsi en ont décidé les maîtres de toutes choses, les gouvernants invisibles qui détiennent la clef de la vie, le besoin de compagnie vécu comme l'attaque sournoise d'une strigile, comme l'apparition soudaine d'un yéti, sur les ongles d'une de mes mains, les lunes sont claires et apparentes, sur l’autre, on les cherche toujours, cette main est la main de la société, la main qui serre les mains des autres, et j’ai trop serré de mains, ils m’ont tout volé, c’est un procès qu’il faudrait intenter, et instaurer de nouvelles peines, qu’est-ce qu’il y a d’autre à faire de nos jours ? notre époque suppure des vices comme un abcès du pus, et notre médecine est incapable de l’opérer, quand la plaie est purulente, il faut amputer la partie gangrenée, jeter aux chiens errants afin qu’ils se gavent le membre malade, je divague car j’ai l’occasion de le faire, personne ne peux m’empêcher de perdre mon temps comme je le veux, le quoi et le quand et le comment enfin réunis en une seule et même personne, je suis la vie à moi tout seul, la trinité incarnée, qui a prétendu que la vie ne se fichait pas de nous ? et à dire vrai, la vie m’emmerde, je n’ai rien dit contre moi, ni sur moi, c’est aussi cela la solitude, s’oublier, se laisser aller, se laisser porter par les événements, je suis loin de vous et pourtant, si vous jetez un regard de côté, je vous fais signe discrètement, mais pourquoi m’embarrasser de l’homme...

ADIEU, il vaut toujours mieux confier ses nuits agitées au vieux-qui-sait.

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27 février 2009

les 7 visages de la peur - l'amour

nietzsche

A chaque jour son visage

« Le bas-ventre est cause que l'homme

ait quelque peine à se prendre pour un dieu ».

Nietzsche

l'amour, il faut parler, il vaudrait mieux se taire, l'amour, ce besoin d'un moment de croire en l'autre plus qu'en soi-même, mais moi, le rémora de la lamie tranquille des eaux-fortes, moi, le clou dans le bois de la croix du christ, moi, l'hommequitremble, l'hommequiapeurdejenesaisquoi, avec ma folle confiance de féticheur banni de la tribu, comment marcher sac au dos sur la grand-route des sentiments fébriles ? je sais qu'il faut le vivre, qu'il faut le revivre et qu'il faut le voir pour le croire, je sais tout cela, je suis miraculeusement ailleurs, je ne sais où ! là où l'épanchement, indispensable jamais dispensé, s'ébruite une fois l'objet ressenti, scellé à tout jamais sur le svastika de l'oubli, l'amour, devant-derrière, entre cruauté et soumission, habitude et espoir, seigneur et vassal à la fois, devant lui je tombe en syncope, allez ! je me remets, tout peut devenir commun, tout peut se désapprendre et rien ne peut être pardonné, je suis toqué des femmes, bête noire d'une femme, je ne frappe "de l'estoc et de la taille" que des courants d'air, des promesses, de fols espoirs sans chair autour, nous y voilà, au sexe ! appétit de jouissance, moyen, preuve, démonstration, idéal... qui commande à tout, tout le temps, souvent, parfois, d'aplomb, le courage et pas seulement le courage pris à deux mains, façon de parler, toc ! je confisque le sceptre monarchique, étrenne d'on ne sait trop qui, animal, dieu, diable ? et de ce dialogue sans paroles, il ressort, outre un lait crémeux à souhait, une outre pleine de lait, comme une hésitante question où je ne sais plus qui du sexe ou de l'amour était là le premier ? l'amour, à quoi sert-il, et à qui donc ? on s'en sert, on remet un mot d'excuse à l'ennui, on glisse un billet doux sous le traversin tropical, on s'en sert, victime, bourreau, on s'en sert mais nous sert-il, lui ? l'amour soûle et dessoûle, blesse et achève, questionne et répond, l'amour sans arrêt nous arrête dans notre course, l'amour qui ne meurt, l'amour qui est plusieurs, l'amour qu'on donne, sans le donner vraiment à quelqu'un qui nous attire, l'amour qu'on refuse à quelqu'un qui est attiré par nous, l'amour qu'on oublie de donner à ceux qu'on aime, l'amour qu'on donne sans retour, l'amour qu'on croit donner et qu'on se laisse prendre, l'amour qu'on prend ou qu'on vole, l'amour qu'on aimerait donner une fois dans sa vie... l'amour interdit l'accès aux révélations, quand on le consomme, il est déjà trop tard pour faire autrement, le jour arrive, habillé de lumière, étincelant tel un glaive ennemi, le jour qui est une nuit pas lavée écorne ses cernes, d'une humeur pour le moins bizarre, il raconte tout un tas d’histoires, en mal d'éternité, dresse le portrait haut en couleurs d'un tropisme aussi vieux que l'humanité, l'amour palindrome déroule le parchemin sacré de la Terre à la Lune, de la Lune à Vénus et de Vénus jusqu'au Soleil, et dans l'espace impitoyable, on entend rire les anges, rire les étoiles, on entend Dieu ne rien entendre du tout, l'amour, pour qui, pour quoi ? pour une âme de l'espèce, une nature qui va disparaître après ou avant ma mort, comme toute nature née sous le soleil, une simple nature humaine travaillée par nos foutues monotonies, l'amour, une farce amoureuse ? l'amour danse pendant notre sommeil, exécute ses cabrioles sans qu'on y prenne garde, l'amour vit dans nos rêves... l'amour pour l'autre ? l'amour sans l'autre ? l'homme n'est pas fait pour vivre seul, il y a dans ce monde des évidences qu'il est toujours bon de rappeler, mais l'homme n'est pas fait pour vivre avec quelqu'un, alors, la vie à deux, la vie tout seul... l'amour, idéal rêvé s'essouffle, parfum éphémère dans l'éther, l'amour vécu décomposé en trois instants distincts, avant, pendant, après, l'amour avant, caresses, montée du désir, besoin imminent de l'autre, besoin ou simple envie d'une chair vivante à nos côtés, l'acte d'amour qui se prépare ressemble à une poésie qui s'écrit, libre, plus belle que tout ce qui va suivre, est-ce une femme dont il a besoin, ou d'un corps plaqué contre son corps trop froid, dans un lit trop grand pour lui tout seul ? l'amour qui se fait, l'amour que fait l'homme, l'amour que ressent la femme, l'amour d'un homme pour une femme, l'amour qu'une femme est en droit d'attendre d'un homme, l'amour se partage parfois, là est la seule différence entre le sexe et le sentiment, l'amour est difficile, il demande beaucoup, beaucoup trop ! l'amour après, chaque homme racontera ce qu'il a vécu, un silence détestable, un vide incroyable, un besoin plus féroce encore de recommencer, une caresse en réponse, un baiser, une récompense... ce qui se passe pendant l'amour est trop grave pour que j'en parle maintenant, peut-être suis-je en droit de parler de ce qui prolonge l'amour, terriblement bas parfois, terre-à-terre, humain seulement, on apprend vite, en tout cas, la déception, et le besoin de tenter une nouvelle expérience, on est même prêt à un nouvel échec, car l'amour doit nous aider à vivre mieux, « et si à deux ils semblent heureux, c'est qu'ils cachent bien leur jeu » me murmure la gueule d'ombre, l'amour est souffrance car nous souffrons à travers lui de ne pas être aimé véritablement, et trop aimer, c'est ne plus pouvoir aimer du tout, mais aimer comment ? à sa façon, pour n'avoir pas à dire je vous aime à une femme, pour n'avoir rien d'autre à faire que ce que l'on nous fait faire, ne pas avoir à décider, car on est sûr de rien, il y a des heures dans la vie d'un homme où il a besoin d'être seul avec lui-même, enfin pas vraiment seul, et pas trop longtemps, mais cela excuse tant de choses, tant de paroles imprononçables, tant de regards dans les yeux.

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26 février 2009

les 7 visages de la peur - l'indifférence

lovecraft

A chaque jour son visage

"Il vaut mieux rire de l'homme en étant en-dehors de l'univers

que de pleurer sur lui en étant dedans... "

H.P Lovecraft

in « lettre à Reinhardt Kleiner »

l'indifférence, elle n'est pas ta différence visage d'homme, elle est ce rêve aveugle mené jusqu'à la renverse, alors débarrasse t’en avant qu'il ne soit trop tard ! éprouve-la de ta vie qui débute chaque jour, renouvelée ! tu n'as que faire de ce mastic de la conscience, de ce mortier qui empêche les pierres de tomber... qui donc t'a laissé croire à sa beauté ? ce n'est qu'en nageant que tu apprendras à te noyer, mais il te faut entrer de plein fouet, et de ta vive inquiétude, blesser le regard qui fouille et qui en dit tant sur toi, écris-toi en accord avec tes mots, mon ami, la flamme qui éclaire la nuit ne réchauffe pas les corps transis, l'indifférence est ta mort d'homme de tous les jours, une peur sans crainte et l'échine qui ne tremble même pas, sans raisons, alors c’est à toi de te forger une conscience acceptable, l'indifférence comme un bain tiède qui endort le cœur et les nerfs, ne connais-tu pas l'extase suprasensible du remords qui suit la martiale réponse du "oui" et du "non" volée à la question ? mon ami, prête tes oreilles à ce doute cauchemardesque qui s'abat sur l'esprit, à cette folle vivisection de l'âme, cet incroyable chuintement de repentir qui prolonge l'angoisse de la faute, entre deux eaux tu cherches à joindre les deux rives, mais cette glu hypothétique n'a laissé sur toi que lambeaux de chair, et tu ne goûtes plus au nectar des dieux, ton humanité fuit, s'expatrie, sans un mot d'excuse, livré à toi-même c'est une guerre qui se déclare, tu enterreras tes cadavres et nourriras tes vainqueurs, alors prends position, exprime un vouloir vivre qui te caractérise, manifeste-toi avant qu'il ne soit trop tard, avant de gagner à la fausse sagesse qui tend une main, sectionnée au poignet, tu n'es qu'un homme qui tronque la vérité, à peine un homme, tu es Peur de ta nature d'être, souhait à peine formulé, momie qui se meut et trébuche dans le corridor de bandelettes, mets-toi nu, sexualise ton individuation, deviens viril, par cette indissoluble ascèse qui fait que de ta vie, tu gagneras la Vie, charme les vents de ton devenir, Orphée incorruptible, si tel est ton destin, écris ce nom d'homme que tu as pris pour toi, créature incréée dont la naissance communique pourtant avec le principe nourricier, lève-toi à la minute même où tu te sens levain, aime les autres même lorsque la bouche d'air, appel incontrôlable qui t'aspire loin de toi, bien au-delà de tes fondations, de tes réserves, s'ouvre si grande, béante machine des corps unis dans l'acte sacré de la copulation, que tu ne peux l'obstruer, malgré la lumière féroce des fronts incarnats brûlés par le soleil du jour les cernes de la nuit transpirent encore, et alimentent le regard des autres, pacifie avec ta rancœur d'être, n'écoute plus que le saute-mouton de ton sommeil, deviens pamphlet contre toi-même, factum contre les imbéciles qui disent "je suis vivant", tu es vraiment une expérience en plein accomplissement, alors jette l'anathème, et tisse la corde de ton gibet, la vie est une exemplaire pataphysique que le pavot inculte du "être conscient à tous les prix" endort comme joue sur traversin, l'espace est à tes pieds, et tu parles enfin pour parler et joie des joies, tu ne réfléchis plus, tu expulses, tu te soulages, tu vomis tes mots le cœur en arc-en-ciel, enfin tu es position, marque, sceau inviolable, l'indifférence comme une liqueur rance, une maladie du nombril, "sois globe aux deux pôles", tu n'as aucun désir aucun dégoût, tu n'as que ta raison pour toi, c'est si peu, et déjà tant, tu veux trouver autre chose, t'abîmer en la vie, juger, mais prends garde ! introverti, la vague qui ne remue jamais au fond de l'océan est la vague où les courants sont les plus puissants, alors nage le plus loin possible, hétéronome ta vie frelatée un jour, car cela se passe toujours un jour, te laissera las, et ton être métaphysique, à supposer qu'un tel être existe, s'éparpillera, sécrétant le jus qui ne meurt jamais, le pus qui n'explique rien mais qui aide à comprendre, alors la tension sera telle, les nerfs si tuants que tu chercheras à savoir, à connaître le fin mot de l'histoire, prends les devants, analyse ce qui se passe, ne réfléchis pas, cela n'en vaut plus la peine, reçois cette pleine jouissance extérieure en pleine gueule, et par ta loi intérieure, aime-la, apprends à l'aimer, suis-la sur la route même si elle te semble dangereuse, le danger ne frappe que l'aveugle, deviens voyant alors, bascule les saisons qui ne riment plus entre elles, sois conscient, il y a en toi une baguette de radiesthésiste sensible aux émanations, aux énergies, tu n'es rien qu'un corps et après toi, mille millions de corps iront par les vastes mondes chercher l'ange dont la vie n'est qu'un songe, ta vie, si on veut bien en parler, ne sert que celle de ceux qui viendront après toi, tu seras leur exemple, une branche pleine de feuilles qui tombent à l'automne, fleurissent au printemps, car n'oublie jamais, le cycle infernal est infini tant que durera la terre, et tu es un parmi les autres, tu es vies par centaines en puissance, qui se télescopent, bouillonnantes, écumantes, naturelles, tu es vie qui donne vie, et en toi-même, c'est le monde qui te parle, écoute sa parole de paix, l'homme n'est plus un cobaye, il a quitté les prisons, les asiles, les hôpitaux, les tribunaux, l'indifférence est une épreuve de survie, et toi, mon ami, mon frère, mon ennemi, tu peux trouver mieux...  tu peux croire encore une fois, car il suffit d'une fois.

Posté par david75018 à 16:38 - Nouvelles et autres cadavres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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